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Fosdem 2010
0Ma première participation au Fosdem a été très agréable… Je ne vais pas m’étendre sur l’ensemble de mon WE en bonne compagnie. Simplement, parmi les quelques conférences auxquelles j’ai assisté, j’en retiens deux en particulier :
- « How to be a good upstream » par Petteri Räty, mainteneur Gentoo.
- « Debian and Ubuntu » par Lucas Nussbaum, mainteneur Debian et Ubuntu. Diapositives de la présentation.
Ces deux conférences m’ont plût d’une part grâce à leur contenu de qualité (mais beaucoup d’autres que j’ai vu l’étaient également) mais surtout parce qu’elles ont été toutes deux suivies par des échanges passionnés. Pour ces deux conférences les salles étaient remplies (surtout pour la seconde où plusieurs dizaines de personnes ont du rester debout), mais tout le monde s’est senti concerné par les problématiques abordées et les propositions soulevées.
La première a permis une discussion autour de la communication entre les projets open source et les systèmes d’exploitation qui les fournissent. Quelques tensions n’ont pas pu être apaisées (l’utilisation maven et le packaging) mais d’autres ont en revanche été très constructives.
Dans la seconde conférence, la vision de Lucas est assez passionnée mais très juste également. Il rappelle que 74% des paquets Ubutnu sont obtenus depuis un import direct de Debian, sans retraitement ni mainteneur dédié. Il explique également qu’à l’inverse, Debian devrait profiter de l’importante masse d’utilisateurs qu’apporte Ubuntu pour renforcer sa connaissance des bugs et problématiques sur les logiciels packagés. Pour résumer Ubuntu et Debian font partie d’un écosystème ou le travail en symbiose est de rigueur.
Ce fût deux jours très intenses, mais si je devais ne garder que deux conférences sur celles que j’ai vues, ce serait celles-ci… Qui devraient être bientôt disponibles en vidéos.
Comment tester Windows 7 pendant 2 semaines, grâce à Gentoo…
0Titre trollesque, mais c’est exactement ce qui m’est arrivé. Il y a un peu plus de deux semaines, je voulais mettre à jour ma Gentoo, et hélas, mes « emerge -avtuND world » me remontaient tout le temps des paquets bloquants. J’avais beau passer par les « trucs » que je connaissais pour essayer de m’en sortir, rien y faisait. Pensant m’en sortir en étant un peu plus barbare avec le sort de certains ebuild, je me suis retrouvé avec un système qui refusait de booter.
Pour ceux qui ne connaissent pas [Gentoo|www.gentoo.org|en], je fais un léger rappel : c’est une distribution Linux, dont on compile l’ensemble des outils que l’on souhaite installer (de la libC jusqu’à GNOME). Le système étant complètement paramétrable, on peut l’optimiser au petits oignons : on peut par exemple activer, ou pas, le support de KERBEROS dans le serveur OpenLDAP… Bref, qui dit système entièrement « compilable », dit temps d’attente suffisamment long pour aller regarder un reportage sur Arte, le temps que le « paquet » souhaité soit installé.
Étant assez chargé par mon travail, et ma Gentoo me prenant plusieurs heures pour l’installer, je ne pouvais le faire qu’un week-end. Donc, tous les soirs, j’avais au choix : utiliser un liveCD ou… Windows 7, que j’avais pré-commandé au mois de Juillet. Et bien ce fut avec ce dernier que j’ai passé les soirées de mes deux dernières semaines. Mon expérience m’a permis de me faire une idée -rapide- sur ce nouvel OS de Microsoft, et il n’est hélas pas très positif…
Alors oui, il y a quelques trucs fort sympathiques, comme la pré-visualisation des fenêtres dans la barre des taches, que l’on peut fermer directement par une petite croix. L’interface est assez belle (du moins, dans mes gouts), eye-candy quoi, bien mieux que le thème « play-skool » fournit par défaut avec Windows XP.
Mais certains défaux, qui ont fait (et font) l’histoire des Windows sont toujours présents : les redémarrages obligatoires dès qu’on installe le moindre outil touchant des couches bas niveaux, des lenteurs qui ne s’expliquent pas (le disque dur qui gratte, ralentissant violemment le système, alors qu’aucun process ne semble s’affoler dans le gestionnaire de tâches), du matos « basique » non reconnu sans drivers (une Hauppauge PCI Nova-T). Moi qui ai plutôt tendance à dire aux gens voulant acheter du matos de vérifier la compatibilité avec linux, mais la preuve est, avec cette carte, que c’est parfois l’inverse qui se passe. Le fait de devoir -la plupart du temps- télécharger un driver pour faire fonctionner du matériel sous Windows semble invraisemblable quand on vient du monde Linux (qui supporte nativement plus de matos que NT 6.1). Alors oui, on peut aller chercher le drivers adéquat pour Se7en, mais c’est bien dommage que du matos grand publique ne soit pas supporté directement dans le noyau. Encore un avantage de l’OpenSource?
J’étais quand même bien content d’avoir mon Windows Se7en sous la main pour sauvegarder les n° et RDV enregistrés dans mon Samsung U600 qui commence à rendre l’âme (ça sent l’Android tout ça…). Ah mais… ben non en fait. Après m’être un peu galéré pour installer les drivers du câble USB Samsung, et du téléphone (il n’y a pas encore de version pour Se7en…), le logiciel (PC Studio) s’est montré complètement buggé, avec des fichiers d’export vides. Le seul moyen que j’ai trouvé pour sauvegarder mes contacts, a été de les sauver au format XPS (sorte de PDF mixé Microsoft)… Très pratique donc pour les réimporter… Cette nouvelle expérience me montre une fois de plus que les produits proprios ne sont pas forcement de bonne qualité, et que leur équivalent (en terme de placement technologique/publique) en libres, sont souvent meilleurs, si tant est qu’ils existent.
J’ai pris le temps aujourd’hui pour réinstaller correctement ma Gentoo. Gnome est en cours d’installation (il me reste encore ~200 ebuild à compiler sur 458). Je vais enfin pouvoir revenir à un vrai OS, stable, qui gère nativement mon matos. Je dis souvent qu’il ne faut pas cracher dans la soupe, et vu comment je critique généralement Windows, alors qu’il m’a quand même dépannée pendant 2 semaine, je conclurai par un extrait (le plus connu certainement) de « L’art de la guerre », de Sun Tzu :
Connais ton ennemi et connais-toi toi-même; eussiez-vous cent guerres à soutenir, cent fois vous serez victorieux.
Si tu ignores ton ennemi et que tu te connais toi-même, tes chances de perdre et de gagner seront égales.
Si tu ignores à la fois ton ennemi et toi-même, tu ne compteras tes combats que par tes défaites.