virtualisation
Virt-installer : que c’est beau
3J’ai décidé de migrer mes deux petits serveurs perso vers des VMs. Online.net – dedibox – propose des offres intéressantes à moindre coût. J’ai donc sauté sur l’occasion de jouer avec KVM
Première étape : installer l’hôte (qui accueillera les VMs). J’ai décidé de lui allouer 6Go (sur mes 2To) pour une debian squeeze – stable. Rien de complexe, tout va pour le mieux. Étape suivante, voir ce qu’il y a de plus pragmatique pour gérer du xen sur une « micro » infrastructure. Si j’avais 4 serveurs de virtualisation, je serai allé voir du côté d’Ovirt, convirt, xenman ou autre interface web de gestion des VMs. Mais là j’ai un seul hôte qui accueillera maximum 5 machines (et encore).
Le plus proche de mon attente semble être virsh/virt-install basés sur la libvirt. Je lis quelques tutos, tous parlent de bridge. Hors chez online.net, faire du bridge c’est soit interdit, soit complexe… Donc je pars sur du NAT (ce que je ne voulais pas au début, mais après quelques lectures, ça présente quelques avantages. Lest « HowTo » sur virt-install et du nat, c’est quasiment introuvable. Donc j’ai cherché 15 bonnes minutes avant de trouver comment gérer le réseau. En effet l’erreur était :
ValueError: Virtual network ‘mon_reseau_interne’ does not exist: Network not found: no network with matching name ‘mon_reseau_interne’
Ou, si lancé avec virt-install –prompt :
ValueError: Virtual network ‘default’ has not been started.
Donc après quelques minutes, on se rend compte que le réseau « default » est définit ici : /etc/libvirt/qemu/networks/default.xml
Mais l’information utile est qu’il faut le démarrer avant toute installation :
# virsh net-start default
Network default started
Bonheur et liberté, je peux maintenant installer mes VMs sur un réseau interne qui accède à internet. Petit tips qui, je l’espère, pourra faire gagner quelques minutes aux lecteurs.
L’adresse qui donne toutes les infos sur les réseaux dans libvirt (afin de pouvoir démarrer automatiquement le réseau etc) : http://wiki.libvirt.org/page/VirtualNetworking
Créer des VM en quelques clics… Le réseau en plus.
2J’en ai rêvé, ils l’ont fait !
J’ai régulièrement besoin de machines de tests dans le cadre de mon travail. Cela fait donc plusieurs années que je jongle entre qemu, kvm et Virtualbox. Chacun ont leurs spécificités et leurs avantages mais il est vrai que Virtualbox m’a toujours paru plus accessible pour les néophytes.
Chacune des deux solutions que j’ai l’habitude d’utiliser (kvm et Virtualbox) ont un défaut commun : gérer le réseau est une galère. Alors oui, on fait la conf une fois et après on s’en lave les mains… C’est ce que j’ai fait sur mon PC fixe chez moi. Pour mon portable professionnel, je suis moins enchanté : network-manager s’occupe déjà du réseau tout seul et ça me va très bien. J’avais donc besoin de bien étudier le sujet et de faire cohabiter network-manager et une des deux solutions.
J’en ai parlé à Thomas Chemineau, un collègue et ami qui travaille dans la même société que moi (LINAGORA), qui m’a indiqué qu’il utilisait Virtualbox. Quand je lui ai fait part de mes difficultés sur le réseau, il m’a rétorqué « Heu… C’est géré nativement par Virtualbox, il crée lui-même le pont réseau nécessaire ! ». Étonné, je lui ait donc demandé s’il s’agissait d’une fonctionnalité propre à la version propriétaire (que je n’ai pas le droit d’utiliser dans un cadre professionnel) ou de la version open source. Thomas utilise la version propriétaire et j’ai donc dû vérifier moi-même sur une version open source directement obtenue à partir des dépôts ubuntu :

Configuration d'une carte réseau en mode pont
Quelle simplicité, il suffit d’indiquer une connexion par pont (dans les préférences de réseau) pour profiter de tout ceci ! Une fois configurée ainsi (2 clics donc), la machine, sur le même réseau que l’hôte, est maintenant directement accéssible en ssh, http, imap, smtp… Accessible comme une vraie machine quoi. Tout ceci dans la version OSE : merci Sun.
En réalité, Virtualbox a plein d’autres avantages : intégration forte avec le gestionnaire de fenêtres, gestion d’une bibliothèque de machines virtuelles, gestion de la 3D… Mais aucune d’entre elles ne me sert réellement dans le cadre de mon travail (ni ailleurs en fait). kvm a également beaucoup d’avantages mais ils sont moins intéressants pour des machines de test et sont à mon sens bien plus intéressante pour des serveurs de production.
J’en revais, ils l’ont fait.